Je dessine seulement, sans les apprécier, les traits généraux du débat.

À lire aussi de Jean Paulhan

Les seules libertés auxquelles nous soyons sensibles sont celles qui viennent jeter autrui dans une servitude équivalente.
On sait bien que nous jugeons les hommes et qu'ils se jugent eux-mêmes, sur les succès, bon ou mauvais, comme s'ils avaient de tout temps préparé ce succès.
Du premier instant, une femme est pour nous toutes les femmes ; le seul Chinois que nous connaissions la Chine entière. L'esprit occupe à chaque instant tout l'espace dont il dispose.
Il semble qu'il y ait eu un temps où les livres nous révélaient l'homme; tout au moins ils nous familiarisaient avec lui et nous portaient à sa hauteur - s'ils ne le dépassaient pas.
Au lieu d'une opinion subtile et nuancée emporte toujours quelque vague soupçon d'hypocrisie.
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Dans la même œuvre

La puissance des mots révèle en tous cas un décalage, et comme une rupture des rapports qui jouent à l'intérieur du langage entre le mot et le sens, entre le signe et l'idée.
Sainte-Beuve tâche à classer les esprits; les oeuvres lui paraissent sans conséquence.
Bref, le cliché nous est signe que le langage soudain a pris le pas sur un esprit dont il vient contraindre la liberté, et le jeu naturel.
S'il est vrai que la critique soit la contrepartie des arts et comme leur conscience, il faut avouer que les lettres de nos jours n'ont pas bonne conscience.
L'on ne voulait rompre qu'avec un langage trop convenu et voici que l'on est près de rompre avec tout le langage humain.